Une saison étonnante !
Chers amis,
« J’ai 44 ans cette année ! », dirait le TfT, et puis il ajouterait : « J’ai 44 ans cette année et j’en suis fier. Faire du théâtre pendant 44 ans, pour n’importe quelle compagnie, cela tient de l’exploit. Mais avoir fait ça pendant 44 ans, en français, à Toronto : je mérite une médaille ! »
Moi aussi, je suis fier. Je suis très fier de l’évolution de notre théâtre. Voici que je vous présente notre 44e saison, ma 15e au TfT.
Cette année, des textes plus modernes : deux comédies, deux drames et une pièce qui revient de tournée et qui n’a pas pris une ride.
Quand j’étais jeune, je travaillais dans la librairie de mon père. Un bon bonhomme qui était toujours de bonne humeur. Il s’amusait à dire qu’il n’avait jamais travaillé de sa vie, qu’il avait toujours été heureux dans « son » magasin. En fait, il était le sourire de la rue Principale de ma ville natale : Hull... maintenant devenue Gatineau.
Si je vous raconte cela, c’est que c’est un peu de cette façon que je vois le Théâtre français de Toronto : le sourire de la ville, un théâtre qui n’a pas pris une ride.
Nous commençons la saison avec Le Dieu du carnage, une comédie qui nous dessine à gros traits une situation explosive qui commence d'une façon anodine. Ensuite, nous vous proposons Une Maison face au nord : tellement de gens m'ont dit qu'ils voulaient la revoir et beaucoup m'ont dit qu'ils auraient bien aimé la voir. Puis Zone, la grande pièce de Marcel Dubé, revisitée par Jean Stéphane Roy et La Liste avec la magnifique Sylvie Drapeau. Une pièce signée par Jennifer Tremblay qui a reçu le prix du Gouverneur général pour ce texte. J'aurai le plaisir de clore la saison en montant L'Emmerdeur de Francis Veber. Y a de quoi s'amuser et y a de quoi réfléchir. Les Zurbains reviennent et vous allez découvrir Aurel aux quatre vents, pour les enfants. Je crois qu'avec ça, s'abonner, ça va de soi ! J'ai hâte de vous accueillir dans le Théâtre qui a le plus beau sourire de Toronto.
Guy Mignault
Directeur Artistique
