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CONTES URBAINS, CONTES TORONTOIS
d'après un concept original de Théâtre
Urbi et Orbi
Ce spectacle est inspiré d'une
vieille tradition chez les francophones au Canada: se réunir
le soir autour du poêle de la cuisine, ou autour d'un feu
de camp, pour écouter des histoires. Des vieilles légendes,
les aventures de personnages truculents, comme 'Ti-Jean qui arrive
toujours à déjouer les malins, y compris le diable,
la Chasse-galerie, ce canot volant dans lequel voyagent les bûcherons
qui ont fait un pacte avec le diable, et tant d'autres.
Être conteur demande beaucoup de
mémoire, beaucoup d'imagination et le talent de dire. Il
n'y a pas si longtemps, au Québec et en Ontario français,
être conteur était une profession très bien
payée dans les camps de bûcherons. Aussi bien payée
que celle de cuisinier. Autrement dit, on considérait que
nourrir l'âme était aussi essentiel que nourrir le
corps et que, pour assurer le bien-être des gens qui travaillent
fort, il fallait leur donner de quoi rêver.
Depuis son arrivée à Toronto, Guy
Mignault, Directeur artistique du TfT, rêvait d'offrir à
son public un échantillon de cette vieille tradition. Pour
ce faire, il a réuni cinq auteurs, tous associés au
TfT d'une façon ou d'une autre depuis des années,
qui ont écrit chacun un conte, avec Toronto comme toile de
fond. Sébastien Bertrand, Alain Boisvert, Glen Charles Landry,
Louise Nolan, Martin-David Peters, et Guy Mignault lui-même,
ont écrit une histoire qu'ils livrent au public comme s'ils
étaient assis ensemble au coin du feu. Cette fois, pas de
«quatrième mur», comme l'exige normalement une
pièce de théâtre, c'est à dire que les
comédiens ne regardent jamais directement le public, comme
si l'espace qui les sépare des spectateurs était un
mur. Avec Contes urbains, les conteurs s'adressent directement au
public, dans un climat d'intimité et de partage, mais surtout
d'émerveillement.
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Mot du metteur en scène
Chère Toronto,
Depuis mon arrivée, je te scrute, je te
cherche, je te piétine, je te découvre!
Et j'ai envie de faire un spectacle sur toi!
Oui depuis cinq ans et demi ma chère Métrople,
toi, tu me pousses, tu m'amuses, tu me fascines, je te découvre!
Et je veux encore plus t'avoir comme toile de fond pour un spectacle!
Ma chère Ville-Reine, nous voulons te rendre
hommage, en français! Nous voulons te raconter, faire vivre,
le temps de quelques contes des gens qui sont d'ici, en vrai ou
en imaginaire.
Tiens-toi bien ma ville adoptive... On devrait
te faire vibrer!
Mesdames et messieurs, pardonnez-moi cette missive
privée... Mais bon spectacle!
Guy Mignault
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SYNOPSIS
Sébastien Bertrand
raconte Bête, pas bête,
une histoire où l'amour côtoie le mystère.
Depuis quelque temps, Metro Today
rapporte qu'une énorme créature a été
vue la nuit dans différentes stations de métro
de Toronto. Un personnage semble détenir la clé
: il s'agit de Charles, un jeune homme éperdument amoureux
de Kirsten, une jeune vétérinaire qui aime son
chat par-dessus tout.
Alain Boisvert
conte Un vrai soap!
Comme dans soap opera et
comme dans bulles de savon. Un étonnant personnage qui
vient d'arriver de Ouagadougou avec sa femme et ses enfants
a une importante hypothèque à payer. Comme il
est chauffeur de taxi, il lui vient tout naturellement à
l'idée d'utiliser son véhicule à des fins
publicitaires. Ça marche! Ça marche tellement
bien que... Vous verrez!
Glen Charles Landry
conte Le Nobody de la 504.
Dans ce conte poétique où Glen Charles mêle,
à la façon acadienne, les mots français
et anglais, on fait un hallucinant voyage en streetcar avec
un jeune homme qui est tellement déprimé qu'il
ne sait plus son nom. Tout à coup, surgit une «baleine»
qui va accompagner notre personnage...
Guy Mignault
présente trois vignettes: dans The
Annex, une jeune femme est tombée amoureuse d'un
jeune homme qu'elle ne peut plus retrouver. Des circonstances
quelque peu particulières entourent ce coup de foudre.
Outreach, c'est le titre
d'un journal au profit des sans-logis de Toronto. Or voici que
Guy croise un homme, élégamment vêtu, qui
réussit à vendre ses Outreach comme des petits
pains chauds. La Polonaise
évoque une composition de Frédéric Chopin
et le quartier dans lequel se trouve la pharmacie Solarski.
Il y a un petit bureau de poste où une vieille dame à
l'air triste dialogue avec la préposée. De quoi
peuvent-elles bien parler?
Louise Nolan
raconte sa rencontre avec Cléopatre
en chaise roulante. Un professeur de théâtre
va prendre le métro pour se rendre à son cours.
À la station Broadview, elle se retrouve face à
face avec un personnage étrange: Cléopatre. C'est
à dire, un homme habillé en Cléopatre qui
essaie d'obtenir que quelqu'un l'aide à prendre les escaliers
mécaniques avec sa chaise roulante. Son regard se fixe
sur la jeune femme, elle ne peut qu'accepter... Des
bulles à l'arrivée? Une jeune québécoise
à Toronto dans les années soixante!
Martin-David Peters
conte Le Monstre aux yeux verts.
Serge, un comédien, vient de décrocher le rôle
d'Othello, de la célèbre pièce de Shakespeare.
Il répète son rôle dans un parc, lorsqu'un
étranger assez déplaisant vient l'accoster et
lui confie des informations qui sèment le doute sur son
couple.
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