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SYNOPSIS
Quelque part au Moyen-Orient, dans une ville
chaude et dévastée par les combats, Hélène,
une touriste nord-américaine, s’aperçoit qu’elle
a perdu son petit collier de fausses perles blanches. Dans un élan
un peu fou, elle se lance à la recherche de cet objet sans
valeur auquel elle tient tout à coup très fort. Accompagnée
d’un chauffeur de taxi qui la guide dans un dédale
de décombres, Hélène va découvrir les
entrailles de cette ville meurtrie dont les habitants opposent leur
propre souffrance à son malheur, apparemment dérisoire.
Une pièce qui jette
un regard incisif sur le contraste entre le confort que nous prenons
pour acquis en Amérique du Nord et le précaire de
la vie de tous les jours au Moyen-Orient.
Somewhere in a hot and war torn city, Hélène,
a North-American tourist, discovers that she has lost her little
white faux pearl necklace. Guided by her taxi driver through a maze
of devastated streets, Hélène goes on a frantic search
for her trinket, which seems to have taken on unexpected value.
As she is led through the entrails of the city, Hélène
is faced with the devastation of warfare and the enormity of people’s
suffering, all seen through her own sense of loss.
A play which casts an
unflinching look at the tension which exists between the comfort
of our Canadian lives and the tenuousness of everyday life for people
in the Middle-East.
MOT DU METTEUR EN SCÈNE
Chaque soir, la télé nous
matraque d’images de misère et de malheurs d’un
Moyen-Orient plus torturé que jamais. Difficile, après
tant d’années, après tant d’horreurs,
d’être encore capable de voir ces réalités,
difficile de ne pas se renfermer dans une carapace d’impuissance
au mieux, d’indifférence au pire.
Carole Fréchette utilise son art, le théâtre,
pour casser cette carapace-là. Elle met au cœur de sa
pièce un objet modeste, un collier de perles de plastique.
Son théâtre est fait, lui aussi, de choses modestes.
Pas d’effets spéciaux, pas de budgets extravagants,
pas de stars internationales: simplement des gens qui se parlent
et des gens qui écoutent.
Le Collier d’Hélène
nous redit, nous rappelle avec obstination que ces actions si modestes,
si quotidiennes, si intimes, si humaines en un mot, portent en elles
une force immense et un grand espoir de jours meilleurs.
Guillaume Bernardi
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CAROLE FRÉCHETTE
— Auteure
Diplômée en interprétation
à l’École nationale de théâtre
du Canada en 1973, Carole Fréchette détient une maîtrise
en art dramatique de l’Université du Québec
à Montréal. Sa première pièce, Baby
blues, est créée à Montréal en
1991. Depuis, ses textes ont été joués au Québec,
au Canada anglais, en France, en Belgique, au Liban, en Roumanie
et au Mexique. Elle obtient en 1995 le Prix du Gouverneur général
pour Les quatre morts de Marie, puis, en 1998, le prix
Floyd S. Chalmers lors de la création de ce même texte
en version anglaise à Toronto. La peau d’Élisa
est finaliste, en 1999, pour le Prix du Gouverneur général.
Carole Fréchette a été auteure en résidence
au Théâtre Artistic Athévains, à Paris,
en 1997, puis au Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis,
en banlieue parisienne, en 1998.
Elle a publié deux romans pour adolescents
aux Éditions de la Courte Échelle, Carmen en fugue
mineure et Do pour Dolorès.
Carole Fréchette est lauréate du Prix Elinore
et Lou Siminovitch en théâtre 2002, la plus importante
récompense pour un artiste au Canada.
Au cours de
son périple, Hélène croise des êtres
qui ont perdu beaucoup plus qu’un bijou de plastique—une
maison, un fils, un pays, une raison de vivre. La juxtaposition
de la douleur apparemment dérisoire d’Hélène—douleur
privilégiée, douleur « privée »—et
du malheur immense engendré par la guerre, l’exil,
l’exclusion, la mort—douleur « collective »,
« historique », me semblait périlleuse,
scandaleuse même d’une certaine façon. C’était
pourtant la seule démarche qui avait un sens à mes
yeux. J’ai donc décidé de prendre ce modeste
risque, en espérant que ce soit le bon chemin pour rendre
compte des émotions contradictoires qui m’ont habitée
tout au long de mon séjour au Liban.
Carole Fréchette
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GUILLAUME BERNARDI
— Metteur en scène
Né au Canada, Guillaume Bernardi a grandi
en France. Il a travaillé comme assistant de Robert Lepage
à la production visionnaire de Macbeth en 1992.
Par la suite, Guillaume a travaillé à Paris avec la
Compagnie du Samovar sur une série de productions expérimentales
de textes non dramatiques dans lesquelles l’accent était
mis sur la musique et le mouvement. En 1996, il commence une longue
collaboration avec la chorégraphe Trisha Brown sur ses projets
d’opéra, l’Orfeo de Monteverdi et Luci
mie traditrici de S. Sciarrino à La Monnaie à
Bruxelles. De retour à Toronto en 1997, Guillaume Bernardi
se partage entre théâtre et opéra. En Europe,
l’année dernière, il a mis en scène
L’Isola Disabitata de Haydn à l’Opéra
de Frankfurt et Belshazzar de Handel à Bruxelles.
À Toronto, il assure la mise en scène de projets novateurs
: The Progress of Love, de Alice Munro, classé parmi
les dix meilleurs spectacles de l’année 1999 dans NOW
Magazine; Return of the Moon de Stephen Watson; Six
Characters in Search of an Author de Pirandello, Duos
de Anne Nenarokoff, et tout dernièrement, sa première
mise en scène de mouvement, Qui connaît le chemin
de son cœur ?
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Marie-Hélène
FONTAINE — Hélène
Marie-Hélène
revient au Théâtre français de Toronto après
une absence de deux ans, pendant laquelle elle s’est consacrée
à la peinture et aux arts visuels. Les habitués du
TfT ont vu Marie-Hélène dans La Critique de l’École
des Femmes et Le Mariage forcé, Le Faucon, Le Gars
de Québec et Eddy, entre autres.
Comédienne chevronnée, établie
à Toronto depuis 20 ans, Marie-Hélène a figuré
dans de nombreuses productions, dont Plan B au théâtre
Tarragon, spectacle pour lequel elle a été mise en
nomination pour un Prix Dora, et La Passagère, une
création du Théâtre La Tangente. Marie-Hélène
a également contribué à de nombreuses émissions
de télévision, notamment Madame Clément
dans la série Adrienne Clarkson presents sur
les ondes de CBC, Top Cops pour Alliance, Les Belles-Sœurs
à TVOntario.
Marie-Hélène est ravie d’interpréter
le rôle d’Hélène dans cette pièce
de la grande dramaturge, Carole Fréchette qui fait enfin
son entrée au TfT.
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Kader MANSOUR
— Nabil et les autres
C’est la première fois que Kader
Mansour joue au Théâtre français de Toronto.
D’abord comédien et metteur en scène, diplômé
de l’Institut supérieur d’art dramatique de Tunis,
il a obtenu par la suite un Doctorat en art dramatique de l’Université
de Nice Sophia-Antipolis en France. La formation académique
de Kader a été appuyée dès le début
par une formation pratique intense avec la compagnie IKAA, sous
la direction d’Anne-Marie Sellami : masque, voix, expression
corporelle, improvisation. Par la suite, il a participé à
plusieurs stages internationaux, notamment à Avignon, au
Théâtre du Soleil et à l’école
Jacques Lecoq.
En 2001, Kader a obtenu un poste doctoral au
département Théâtre de l’Université
de Guelph. Il est membre du Centre des auteurs dramatiques à
Montréal et il a à son compte deux pièces.
Kader a assisté à trois reprises
le metteur en scène Richard Rose dans des spectacles présentés
au Festival de Stratford : La Mégère
apprivoisée, Coriolan et Titus Andronicus.
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GLEN CHARLES
LANDRY
Scénographie et éclairages
Glen Charles est le designer attitré du
TfT. Ses tout derniers projets : Autour de Kurt Weill, Portrait
chinois d’une imposteure de Dominick Parenteau-Lebeuf,
Le Visiteur d’Éric-Emmanuel Schmitt au TfT
et Le Testament du Couturier de Michel Ouellette au Théâtre
la Catapulte et au Périscope de Québec. Auparavant,
il avait conçu les décors de : Le Faucon,
Un Air de Famille, La, la la, mine de rien, Les Derniers Devoirs,
La Critique de l’École des Femmes et Le Mariage
forcé, Univers, Grimm Grimm, Contes urbains, contes torontois,
Les Femmes savantes.
En dehors du TfT, Glen Charles a conçu
les galas d’ouverture et de fermeture des Jeux du Canada 2003.
Il a aussi contribué aux décors de The Swanne,
George III, Death of Cupid au festival de Stratford et conçu
ceux de Plan B, au théâtre Tarragon.
Glen Charles est aussi auteur. Il a écrit
L’enfant que personne n’a rêvé,
en résidence au Théâtre la Catapulte, il est
co-auteur de Autour d’un foyer: crise 2 pour le Théâtre
du Nouvel-Ontario. Il a aussi écrit des Contes urbains,
contes torontois, pour la cuvée 2002 et 2005. Il a reçu
le Prix d’Excellence de Théâtre-Action 2003.
Glen Charles a été mis en nomination
pour le prix Dora pour le meilleur décor pour Portrait
chinois d’une imposteure et pour Le Visiteur.
Depuis cette année, il est Président
de Théâtre-Action.
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NINA OKENS
— costume
Le plus récent projet de Nina était
The Dizzy and Dale Chronicles pour Femme Fatale Productions.
Au TfT, elle a réalisé les costumes pour Le Visiteur,
Un Air de Famille, La, la la, mine de rien, La Critique de l’École
des Femmes et Le Mariage forcé, Les Derniers Devoirs,
Grimm Grimm et Contes urbains, contes torontois. Nina a travaillé
à d’autres projets, en dehors du TfT: Man of La
Mancha pour Theatre Sheridan, Much Ado About Nothing pour
Shakespeare in the Rough, Orchidelirium pour Pea Green
Theatre/Theatre Voce, The Awakening pour Theatre Voce,
Titus Andronicus pour Shakespeare in the Rough, Boxhead
pour Go Chicken Go et The Dick’s a Dame pour Femme
Fatale Productions.
Nina a co-fondé un studio de costume,
The Spindle Collective, avec trois autres designers, Joanne Dente,
Barbara Rowe, Michelle Turpin, il y a un an et demi.
Elle a été mise en nomination pour
trois prix Dora, ainsi que le Prix Pauline McGibbon en 2002.
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Ernie et Maryem
TOLLAR
Environnement musical et sonore
C’est le premier projet de Ernie et Maryem
pour le TfT. Tout récemment, avec Maza Meze, ils ont interprété
la musique composée par le groupe pour la production de Arabian
Night au théâtre Factory dans le cadre de Summerworks.
Parmi les autres collaborations musicales de Ernie : Where
is Kabuki à Factory, Philip Shepherd’s theatre
work, Hollowed Hal. Ernie a voyagé en Inde et en
Egypte pour étudier la musique de ces pays et il a appris
le jazz au Canada. La fille de Ernie et Maryem, maintenant âgée
de deux ans, a accompagné ses parents en tournée au
Caire, à Whitehorse, à travers le Canada et les États-Unis.
Ernie et Maryem ont été mis en
nomination pour un prix Juno pour le cd du groupe Maza Meze intitulé
Hypnotika. Ernie a remporté le prix de la meilleure
bande sonore pour un court-métrage au Atlantic Film Festival
pour le film de Valerie Buhagiar, The Passions of Rita Camilleri
et il a remporté un prix Juno pour sa participation au saxophone
sur le CD du Neufeld-Occhipinti Jazz Orchestra. Avec Maryem, il
termine actuellement un deuxième CD intitulé Book
of Life.
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EMANUELLE
LANGELIER — régie
C’est la troisième saison d’Émanuelle
au Théâtre français. L’an dernier, elle
a assuré la régie de Autour de Kurt Weill, Portrait
chinois d’une imposteure de Dominick Parenteau-Lebeuf
et Le Visiteur d’Éric-Emmanuel Schmitt. La
saison précédente, elle avait assuré l’assistance
à la régie des Femmes Savantes et la régie
de Contes urbains, contes torontois, de Grimm Grimm, Cœur
de Chien et Heart of a Dog, une collaboration Pleiades
Theatre et Théâtre français de Toronto. Auparavant,
Emanuelle a travaillé au Bluewater Summer Playhouse à
Kincardine, où elle était régisseure pour Eggplant.
Elle a travaillé pour For The Pleasure of Seeing Her
Again, Tent Meeting et Fire. Emanuelle a reçu
sa formation à l’École de théâtre
du Cégep de St-Hyacinthe.
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